Archives pour la catégorie résumés

Avec TILLY (P.), « Milieux économiques belges et occupation allemande de 1914 à 1918: une stratégie du moindre mal », dans Entreprises et histoire, n°68: occupations militaires et entreprises en Europe occidentale », 2012, p. 11-27.

La 1ère guerre mondiale a été étudiée surtout du point de vue des tranchées. En Belgique, l’occupation a fait l’objet d’une étude de S. DE SCHAEPDRIJVER en 2004. Au niveau de l’impact de cette occupation sur l’économie, on dispose du travail de C. DE KERCHOVE DE DENTERGHEM, daté de 1927 et fort marqué encore par le ressentiment à l’égard de l’Allemagne. On connaît donc surtout la politique allemande à l’égard de l’économie belge mais peu la réaction des milieux économiques belges à l’égard de cette politique. L’article montre qu’au-delà du patriotisme souvent mis en avant, certains acteurs économiques belges – et non des moindres – ont pratiqué une stratégie du moindre mal annonciatrice de celle de la seconde guerre mondiale.

« 1951-1961, une décennie pour mobiliser la nation belge en guerre froide ? », dans DUJARDIN (V.), TILLY (P.), Eds, Hommes et réseaux : Belgique, Europe et Outre – Mers, liber amicorum Michel Dumoulin, Bruxelles, 2013, p.447-454.

Cet article explique comment la Belgique mobilise non seulement le monde politique et l’armée mais aussi les entreprises et les universités dans le cadre de sa politique de sécurité. L’article met en évidence que ce travail, en Belgique, se passe dans les années 1950, à l’initiative de l’Etat belge et sur incitation de l’OTAN.

Avec BURIGANA (D.), Eds, Histoire, Economie et Société, n°4 : numéro thématique ; « L’Europe des coopérations aéronautiques », 2010, 128 p.

Fabriquer des avions, qu’ils aient une vocation militaire ou civile, coûte cher et requiert beaucoup de compétences. Pour les gouvernements comme pour les industriels, cette activité répond à d’importants enjeux politiques, économiques, sociaux et nécessité un engagement financier, technologique… tellement considérable que peu de pays et de sociétés peuvent ou souhaitent encore se lancer seuls dans la production d’un avion. Cet ouvrage collectif apporte sur la question un regard transnational et rétrospectif qui prend en compte la guerre froide, la construction européenne et la globalisation de l’économie. Il regroupe les réflexions de chercheurs européens sur des expériences qui ont été menées depuis la deuxième guerre mondiale jusqu’à nos jours et tente d’en tirer quelques enseignements sur la construction européenne.

L’ouvrage est disponible chez l’éditeur A. Collin, et dans les bibliothèques universitaires.

« Une histoire de la Fabrique Nationale de Herstal : technologie et politique à la division « moteurs » (1889 – 1992) », CEFAL, Liège, 2012, 442p.

La FN est une entreprise bien connue en Belgique et dans le monde. Elle l’est par ses armes légères et ses munitions. On ignore davantage qu’on y fabriqua aussi des motos, des voitures, des moteurs d’avion et bien d’autres choses, notamment dans le domaine civil. Pourquoi cette évolution ? Dans le cadre de quelle relation avec l’Etat ? Quels sont les liens entre technologie militaire et technologie civile, entre économie de guerre et économie de paix dans un petit pays comme la Belgique ? Comment l’entreprise relève-t-elle les défis posés par la guerre froide, la construction européenne et la globalisation de l’économie ?

L’ouvrage est disponible chez l’éditeur au CEFAL à Liège et dans les bibliothèques universitaires.

« Une coopération difficile : Belgique et Grande-Bretagne en quête de sécurité à l’aube de la guerre froide », (Travaux du centre d’histoire militaire, 34), Musée Royal de l’Armée, Bruxelles, 2002, 395 p.

En mai 1940, la Belgique est envahie par l’Allemagne pour la seconde fois en 30 ans. Pour la seconde fois également, définitivement cette fois, elle abandonne la neutralité et entre dans une politique de sécurité qu’elle n’a plus quitté depuis. Celle-ci se caractérise par l’entrée dans des alliances avec les grandes puissances. Au moment où cette décision se prend, fin 1940, le gouvernement belge est en Angleterre et les Etats-Unis ne sont pas encore impliqués dans la guerre. Et encore moins dans le rôle de gendarme du monde qu’ils ont joué seuls jusqu’au début de ce 21ème s. La Belgique s’oriente donc vers Londres. En quoi consiste cette coopération ? Qu’en advient-il lorsque les Etats-Unis entrent en scène et y reste, à partir de 1948 ? Quelle en est l’impact sur l’armée belge ? Comment les soldats belges se retrouvent-ils en Allemagne ? Comment la Belgique entre-t-elle dans l’OTAN et avec quelles conséquences sur sa politique et son outil militaire ?

L’ouvrage est disponible chez l’éditeur au Musée Royal de l’Armée à Bruxelles et dans les bibliothèques universitaires.